J'ai enfin bouclé ce Darksiders (en pas moins de 16 heures), alors que dire... C'était pas mal comme jeu, mais heureusement que ce n'est pas uniquement un beat'em all. Parce qu'autant l'annoncer clairement sur ce point là, ça fait un peu God of War du pauvre d'une certaine manière (dans le sens moins spectaculaire et moins bien rythmé). D'autant plus que dernièrement j'ai torché l'excellent Bayonetta, donc voilà ça fait un peu mal de s'essayer tout de suite après, à quelque chose de plus lent, de moins répondant ou de moins technique.
Mais comme je l'ai précisé précédemment, Darksiders ne se cantonne pas à un seul genre, c'est aussi un jeu d'aventure, de plate forme, avec en sus quelques donjons parsemés d'énigmes à base de mécanismes.
C'est le genre de phase que j'ai beaucoup apprécié dans ce jeu, notamment sur la fin au Trône noir, où il m'a fallu pas moins de 2 heures pour y arriver au bout.
En terme de gameplay, hormis quelques menus défauts (comme le ciblage d'un élément du décor, ou l'esquive qui ne répond pas forcément au quart de tour), cela à beau être basique, c'est rudement efficace.
Il est regrettable que les techniques et autres combinaisons selon les quelques armes que l'on possède, soient restreintes. Au bout d'un moment, on ne fait qu'augmenter la puissance de ces dernières. C'est un peu maigrichon, on fait toujours la même chose.
Et même quand on associe des améliorations aux armes, j'ai eu l'impression qu'on avait pas forcément besoin de s'en soucier, qu'on pouvait s'en passer allégrement.
Heureusement, pour pimenter les combats et surtout varier le gameplay (pour les énigmes et phases de plates-formes) il y a la présence d'armes secondaires. Comme le shuriken géant, la chaîne, ou bien les portails de téléportation (salauds, ils ont pompé sur Portal), etc... Ces éléments là, sont un plus non négligeable.
Visuellement, c'est joli sans être une tuerie graphique. Au début j'ai eu du mal, notamment et surtout quand on débute au sein d'une grande ville assiégée par les monstres. Je trouvais les décors et le level design d'une affligeante banalité. Par la suite cela s'améliore dès lors qu'on s'éloigne peu à peu d'un monde dit contemporain.
Mais sinon, c'est surtout le design des personnages que je trouve très réussi et convaincant.
Sans être formidable, le scénario (porté par une bonne mise en scène) tient la route et possède sont lot de rebondissements, dommage que le doublage français soit très médiocre.
Au final, pas grand chose de formidable à son actif, néanmoins c'est un bon jeu qui monte en puissance au fil des heures jouées. Par contre, je ne suis pas sûr de m'attaquer à la suite, qui est censée arriver fin 2012. A moins qu'il y ait pas mal d'évolutions notables.