Steven Soderbergh qui s'aventure dans le film d'action, je voulais le voir pour le croire. Et comme prévu, cette oeuvre n'est pas fondamentalement une commande. En effet, Piégée porte la patte singulière du cinéaste: photographie aux teintes saturées, narration éclatée, casting opulent, rythme languissant, etc...
On apprécie ou pas ces gimmicks relatifs à un certain cinéma indépendant américain, mais pour ma part, je ne suis ni un admirateur, ni un détracteur de son cinoche. Il a sa singularité au sein d'Hollywood, de ce fait, il a un profil intéressant.
Après avoir opté pour Sasha Grey dans Girlfriend experience, Soderbergh tente à nouveau un coup de poker, en faisant confiance à une femme ayant peu voire pas du tout d'expérience dans le 7ème art
Et donc, la principale attraction de ce long métrage, c'est Gina Carano, l'ancienne combattante de MMA. Désormais c'est une actrice, c'est son premier grand rôle, sollicitant ses capacités martiales, qui plus est.
Au final, je trouve qu'elle s'en sort bien en terme de jeu, même si effectivement, son personnage ne demande pas de grandes difficultés pour tout ce qui touche à la palette émotionnelle.
Pour ce qui est de ses compétences liées aux scènes physiques, il n'y a rien à dire. Si ce n'est qu'on pourra compter sur elle plus tard, si évidemment elle souhaite faire une carrière cinématographique axée sur la baston. J'ose espérer qu'elle deviendra la nouvelle icone du film d'action. Elle est plus que crédible.
Les scènes d'actions dans Piégée ne sont pas pléthoriques et relativement courtes. Mais qu'est ce qu'elles sont bien réparties et surtout diablement efficaces. C'est à la fois sobre, spectaculaire et percutant. Tout est basé sur le montage et la gestuelle des acteurs (le combat contre Michael Fassbender est excellent).
Le script n'est pas très intéressant, c'est du pilotage automatique, dans le genre c'est hyper classique, mais bizarrement ça ne porte pas préjudice au film. Sur 1h30, je ne peux pas dire avoir ressenti quelques coups de mou. Dans l'ensemble, j'ai été diverti et je n'en demandais pas davantage.
