Dans cette sorte de survival l'adage: la meilleure défense c'est l'attaque est de mise.
Je n'ai point vu le film original, réalisé par Wes Craven. Je connais uniquement sa réputation: il avait créé une grande polémique à l'époque de sa sortie me semble t-il. Mais, honnêtement, j'ai la conviction que le remake de Denis Iliadis n'a pas à rougir face à son prédécesseur. Je fus d'autant plus surpris puisque j'ai cru que ça allait être une oeuvre fun mais formatée ou édulcorée. Or, ce n'est pas le cas.
Effectivement, le réalisateur nous livre un film sans concession, un peu mou du genou au début (la scène d'introduction fait légèrement pitié), mais quand ça s'emballe avec le trio de tarés psychopathes, ça devient haletant et il y règne une ambiance assez dérangeante. A ce propos, la scène de viol est assez horrible.
La mise en scène est loin d'être lisse ou jolie, l'image n'est pas très nette et l'éclairage ne parait pas artificiel. Il y a également beaucoup de plans serrés sur les visages. Crispés, par la souffrance et la douleur.
D'ordinaire je ne suis pas un grand admirateur de ce genre de réalisation, mais comme ça correspond au sujet et que j'ai ressentis des moments forts, je n'y vois aucune objection.
Sinon, les acteurs s'en sortent très bien, j'ai pas mal apprécié leur interprétation, surtout ceux qui jouent les parents. Par contre, la toute dernière séquence, bien que jouissive, dénote un peu avec le reste du métrage car elle verse un peu trop dans le grand-guignol.
Bien que perfectible, La Dernière Maison sur la gauche version 2009, s'ajoute dans la maigre liste des remakes de films d'horreurs réussis !
